Le PLQ version “Chambre de commerce”

1) Il évite la question nationale
Milliard l’a dit lui-même : selon lui, le PLQ devrait s’éloigner des questions d’identité, comme la laïcité et la langue.
En clair : quand ça devient sensible, quand ça touche à ce que le Québec est… on change de sujet.
2) Et pourtant… il y revient, mais autrement
Après avoir dit qu’il fallait s’éloigner de l’identitaire, il propose une “loi sur l’interculturalisme”, présentée comme une réponse aux politiques qui “divisent”.
Donc finalement, on revient dans le débat identitaire…
mais sous un autre nom, avec un nouvel emballage, et une posture très “fédérale” : “c’est pas ça le vrai problème, arrêtez d’en parler.”
3) Un parcours très marqué par le milieu des affaires
Son parcours est celui d’un gestionnaire. Il a dirigé la FCCQ pendant plusieurs années, puis a quitté ses fonctions le 1er juillet 2024 pour se lancer en politique.
C’est légitime. Mais ça soulève une question incontournable :
Est-ce que le PLQ parle d’abord au nom du Québec…
ou d’abord au nom des intérêts du milieu des affaires?
4) Immigration : la logique “main-d’œuvre d’abord”
Dans la logique des chambres de commerce, on martèle des besoins massifs en main-d’œuvre, puis on parle de “capacité d’accueil” après coup.
Mais en pleine crise du logement, cette approche ressemble à :
on pousse le Québec au-delà de ses limites… puis on dit “on arrangera ça après”.
Le résultat, on le voit déjà : pression sur le logement, sur les services, sur l’intégration, et sur la cohésion sociale… pendant qu’on nous répète : “l’économie d’abord”.
5) Pas de mandat populaire, pas d’expérience d’élu
Au final, ça reste un gestionnaire qui veut diriger un parti, sans mandat populaire, et qui minimise tout ce qui touche à l’identité québécoise, au déclin du français et à ce qui nous rassemble.
6) Même les libéraux ne l’ont pas choisi
Lors de la dernière chefferie, il a perdu (47,7 % vs 52,3 %).
Donc le “grand rassembleur” annoncé… ça n’a même pas passé à l’interne.
7) Et en plus… il ne semble même pas juger nécessaire une vraie course
Quand un parti commence à parler de “rassemblement” au lieu d’un vrai débat d’idées, ça donne souvent un chef “par défaut”, une image de renouveau… sans changement de fond.
Conclusion : renouveau… ou recyclage?
Au fond, c’est toujours la même cassette libérale :
“économie”, “gestion”, “priorités”, “ne pas diviser”, “s’éloigner de l’identité”… pendant que le Québec recule sur le français, sur la cohésion, sur la culture, sur l’affirmation nationale.
Donc peu importe le chef : le PLQ, c’est du pareil au même. ⚜️
Plus ça change, plus c’est pareil.
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